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Quel type de sac est-ce que je veux obtenir ?

1. Commencer par réfléchir à l’usage du sac

Un sac porté tous les jours n’aura pas les mêmes besoins qu’une petite pochette ou qu’un sac destiné uniquement aux vacances.

Avant de choisir votre tissu, demandez-vous :

  • Est-ce que le sac doit être léger ?
  • Est-ce qu’il doit garder sa forme ?
  • Est-ce qu’il devra supporter du poids ?
  • Est-ce qu’il sera souvent posé au sol ?
  • Est-ce qu’il doit être lavable ?
  • Est-ce qu’il sera utilisé tous les jours ou seulement occasionnellement ?

Ces réponses vont déjà orienter fortement le choix de la matière.

2. Pour un sac solide : privilégier les tissus avec de la tenue

Pour un cabas, une banane, un sac à dos ou un sac utilisé quotidiennement, les tissus les plus faciles à travailler sont généralement ceux qui ont déjà un peu de tenue.

Par exemple :

  • la toile canvas ;
  • la toile de coton épaisse ;
  • le denim ;
  • le velours côtelé ;
  • certaines toiles d’ameublement ;
  • le sergé de coton.

Ces matières donnent naturellement plus de structure au sac.

Elles sont aussi souvent plus résistantes aux frottements.

Attention cependant : plus le tissu est épais, plus il faudra être vigilant sur les surépaisseurs, notamment au niveau des anses, des angles, des fermetures ou des coutures croisées.

3. Peut-on utiliser un tissu fin ?

Oui, bien sûr.

Un tissu fin peut même apporter énormément de personnalité à un sac.

C’est notamment le cas :

  • des tissus imprimés ;
  • des tissus rapportés de voyage ;
  • de certains wax ;
  • des cotons légers ;
  • des tissus décoratifs auxquels on tient particulièrement.

Mais dans ce cas, il faudra souvent renforcer le tissu.

C’est là qu’interviennent les thermocollants, les molletons ou les renforts spécifiques pour sacs.

L’objectif n’est pas forcément de rendre le tissu rigide, mais de lui donner suffisamment de tenue pour qu’il conserve une belle forme une fois le sac terminé.

4. Le tissu principal n’est pas obligé de faire tout le sac

C’est une erreur fréquente : penser qu’un beau tissu doit forcément être utilisé partout.

Au contraire, un tissu très imprimé ou très précieux peut être encore plus beau lorsqu’il est utilisé par petites touches.

On peut par exemple l’utiliser :

  • sur une poche extérieure ;
  • sur un empiècement ;
  • sur le rabat ;
  • sur une partie du devant ;
  • à l’intérieur du sac ;
  • uniquement pour certains détails.

Puis l’associer à une toile unie plus résistante.

C’est souvent une très bonne manière de mettre en valeur un tissu coup de cœur tout en obtenant un sac solide et équilibré.

5. Penser au motif avant de couper

Quand un tissu possède un motif fort, le placement devient important.

Avant de couper, observez bien :

  • le sens du dessin ;
  • les grandes zones du motif ;
  • les répétitions ;
  • les éléments que vous souhaitez mettre en avant ;
  • les parties qui risquent de disparaître dans une couture.

Sur un petit sac, quelques centimètres peuvent complètement changer le rendu.

Il peut être utile de poser le patron sur le tissu et de le déplacer plusieurs fois avant de choisir l’emplacement définitif.

Cette étape est encore plus importante lorsqu’il s’agit d’un tissu auquel on tient particulièrement.

6. Que faire d’un tissu souvenir ou d’un vêtement que l’on veut conserver ?

Certains tissus ont une valeur qui dépasse largement leur prix.

Cela peut être :

  • un tee-shirt rapporté d’un voyage ;
  • un vêtement devenu trop petit ;
  • un tissu acheté sur un marché à l’étranger ;
  • un foulard ;
  • une chute que l’on conserve depuis longtemps ;
  • un textile transmis dans la famille.

Ces matières peuvent parfaitement trouver leur place dans un sac.

Mais il vaut souvent mieux les considérer comme une matière à mettre en valeur plutôt que comme le tissu principal.

Par exemple, un ancien tee-shirt peut devenir un empiècement décoratif ou une poche intérieure.

Un tissu rapporté de voyage peut être associé à une toile unie qui le protège et lui donne de la tenue.

L’idée est de conserver ce qui compte tout en créant un objet que l’on peut continuer à utiliser.

7. Ne pas oublier la doublure

La doublure joue elle aussi un rôle important.

Elle permet :

  • de cacher les coutures ;
  • de renforcer l’intérieur ;
  • de protéger le tissu extérieur ;
  • d’ajouter des poches ;
  • d’apporter une deuxième ambiance au sac.

Un coton classique fonctionne très bien dans de nombreux cas.

Pour un sac utilisé souvent, on peut choisir une doublure suffisamment résistante, surtout si l’on prévoit d’y ranger des objets lourds ou pointus.

8. Tester avant de se lancer

Quand vous utilisez une matière que vous ne connaissez pas, faites toujours quelques essais avant de couper toutes vos pièces.

Testez :

  • la couture ;
  • la tension du fil ;
  • la longueur du point ;
  • l’aiguille ;
  • l’épaisseur une fois plusieurs couches assemblées ;
  • le comportement du tissu avec un renfort.

Quelques minutes d’essai peuvent éviter beaucoup de mauvaises surprises.

En résumé

Pour choisir le bon tissu pour un sac, ne partez pas seulement de ce qui est joli.

Posez-vous d’abord trois questions :

  1. Quel usage aura mon sac ?
  2. Quelle tenue est-ce que je veux obtenir ?
  3. Quel tissu ai-je envie de mettre réellement en valeur ?

Un beau sac ne dépend pas uniquement du patron.

Il dépend aussi de l’équilibre entre la forme, la matière, le renfort et les détails.

Et parfois, le meilleur choix n’est pas d’utiliser beaucoup de tissu, mais de savoir où placer celui qui compte vraiment.

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